L'adjudicataire doit régler :
le prix d'adjudication correspondant au montant de la dernière enchère, dans les conditions (notamment de délais) prévues au cahier des conditions de vente et qui peuvent varier en fonction des juridictions.
A Paris, le prix d'adjudication doit être réglé en général dans le délai de deux ou trois mois à compter de l'expiration du délai de surenchère (10 jours après l'audience d'adjudication).
Des intérêts au taux légal sont dus à compter de ce jour et jusqu’à la consignation du prix. Au delà des deux ou trois premiers mois, le taux est majoré de cinq points.
Si le prix n'est pas payé, le bien est revendu dans le cadre d’une procédure de réitération des enchères (ancienne procédure de « folle enchère »). L'adjudicataire qui n'a pas réglé le prix, conserve à sa charge les frais taxés. Il est en outre tenu au paiement des intérêts au taux légal sur le montant de son enchère jusqu’à la nouvelle vente.
les frais préalables, c'est-à-dire l'ensemble des frais exposés au cours de la procédure de saisie immobilière (frais de délivrance des actes d'huissier, de publicité, d'établissement des procès-verbaux de description, diagnostics de présence d'amiante et de plomb etc ...).
Le montant définitif de ces frais n'est connu que quelques jours avant la vente (généralement cinq jours avant). Il est possible d'obtenir cette précision auprès du greffe ou de l’avocat du créancier poursuivant.
les honoraires de son avocat qui sont fixés librement.
les sommes dues à l'administration fiscale, c'est-à-dire les droits d'enregistrement, frais d'assiette et taxe régionale (soit 5,09 % du prix d’adjudication), ou bien la TVA lorsqu'elle s'applique. Ces frais doivent être réglés dans le mois suivant la demande de l'administration.
les frais de publication du jugement d'adjudication qui sont perçus par la conservation des hypothèques (0,1% du prix d’adjudication, plus 50 €, sous réserves de mentions complémentaires dans certains cas).
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